Cette oeuvre est une ode à un platane. Elle nous vient de l’opéra Serse de Georg Friedrich Haendel, où le roi Xerxès chante un hommage à un platane. Selon les récits historiques, Xerxès aurait été si émerveillé par ce platane qu’il l’aurait décoré de bijoux et assigné un garde pour le protéger, comme s’il s’agissait d’un trésor vivant.
Cette aria, surnommée Largo, est une méditation d’une simplicité et d’une beauté exceptionnelles. Elle exprime une admiration intemporelle pour la nature et sa capacité à nous offrir réconfort et sérénité.
Texte des paroles de Ombra mai fu:
Jamais ombre d’un végétal
ne fut plus chère et aimable,
plus douce.
Cette chanson, issue du folklore irlandais datant des années 1600, est passée dans la tradition américaine avant de devenir très populaire en France grâce à l’adaptation de Graeme Allwright.
The Water is Wide – La mer est immense parle de l’amour et de sa douceur au début, mais aussi de son déclin avec le temps. La personne exprime son désir de traverser des obstacles (comme une mer large) pour être avec l’être aimé, mais elle se heurte à des défis émotionnels. Elle compare l’amour à un arbre trompeur, à des fleurs éphémères et à des relations qui vieillissent et se fanent. Finalement, elle se questionne sur l’amour non réciproque et l’idée de rester dans une relation qui pourrait briser son cœur.
Paroles de La mer est immense de Graeme Allwrigth:
La mer est immense, je ne peux la traverser
Je n’ai pas d’ailes pour la survoler
Préparez moi un bateau pour deux
Nous ramerons mon amour et moi
Navire je vois qui fend les flots
Chargé ras bord et je ne sais
Si cet amour que j’ai en moi
Dans les abîmes m’entraînera
Contre un jeune chêne je me suis appuyé
Pensant qu’il pouvait résister
Mais hélas il a plié
Comme mon amour il s’est brisé
Dans un buisson j’ai posé ma main
Croyant tendre fleur y trouver
Mes doigts aux épines j’ai blessé
La tendre fleur fait tomber
L’amour est joie, l’amour est beauté
Ainsi les fleurs en leur matin
Mais l’amour passe et disparaît
Voici quelques interprétations parmi les nombreuses disponibles :
La mer est immense de Graeme Allwrigh
Version irlandaise The Water is Wide par The Wolfe Tones
Pete Seeger, qui la popularisa aux USA dans les années 60
Le texte de la chanson « Le Noyer » décrit une scène tranquille et poétique se déroulant sous un noyer. L’arbre, majestueux et parfumé, offre un refuge où les couples se murmurent des mots tendres, inclinant doucement leurs têtes pour un baiser. La chanson évoque aussi une fille qui, à la fois rêveuse et pensive, pense sans vraiment savoir à quoi. L’arbre écoute les murmures des amoureux, qui parlent de fiançailles et d’un avenir incertain. Le vent et le bruissement des feuilles du noyer ajoutent une touche douce et mélancolique, alors que la fille se laisse emporter par le sommeil et ses rêves.
Traduction des paroles:
Un vert noyer est devant la maison,
Odorant, Aéré
Il étend ses branches feuillues,
Il porte une suave floraison ;
Doux Vents
Venez, câlins flotter tout autour.
On murmure, deux à deux les couples
Inclinent, penchent
Délicatement leurs têtes pour un tendre baiser.
Ils parlaient d’une fille
Qui pensait, Durant nuit
Et jour,qui savait… hélas ! même plus quoi.
Ils susurraient – qui peut bien comprendre- de si
Légère Manière
À voix basse, de se fiancer, de l’année prochaine,
La fille écoute, l’arbre bruit,
Alanguie, Rêveuse,
Souriante, elle sombre dans le sommeil et le rêve.
« Le papillon et la fleur » est une chanson de Gabriel Fauré avec des paroles de Victor Hugo, qui imagine une conversation entre une fleur et un papillon.
Une fleur supplie un papillon de rester près d’elle. Bien qu’ils s’aiment et se ressemblent, leurs destins sont opposés : la fleur est enracinée tandis que le papillon est libre de voler. Elle exprime son désir de partager son parfum avec lui dans les airs, mais il s’éloigne sans cesse, la laissant seule et triste. Elle rêve d’un amour durable et lui demande soit de s’enraciner avec elle, soit de lui donner des ailes pour qu’elle puisse le suivre dans sa liberté.
Accompagnement seul en Ré Majeur
Paroles:
La pauvre fleur disait au papillon céleste :
– Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t’en vas !
Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d’eux,
Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !
Mais, hélas ! l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !
Mais non, tu vas trop loin ! – Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.
Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t’en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !
Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !
La Ballade nord-irlandaise, rendue célèbre par Renaud en 1991, s’appuie sur une mélodie traditionnelle bien plus ancienne qui date du XVIIᵉ siècle. Connue d’abord sous le nom O Waly, Waly, puis The Water Is Wide, elle évoquait à l’origine les désillusions amoureuses avant de traverser les siècles et les pays, de l’Écosse à l’Amérique, où elle fut notamment interprétée par Joan Baez et Bob Dylan.
En France, il y a eu une première adaptation est chantée par Bourvil en 1958 (l’oranger ou ballade Irlandaise). Mais c’est Renaud qui lui donne une nouvelle dimension : il transforme cette ancienne chanson d’amour en un hymne à la paix et à la fraternité, en écho au conflit nord-irlandais.
Paroles de la chanson La Ballade Nord Irlandaise par Renaud
J’ai voulu planter un oranger
Là où la chanson n’en verra jamais
Là où les arbres n’ont jamais donné
Que des grenades dégoupillées
Jusqu’à Derry ma bien aimée
Sur mon bateau j’ai navigué
J’ai dit aux hommes qui se battaient
Je viens planter un oranger
Buvons un verre, allons pêcher
Pas une guerre ne pourra durer
Lorsque la bière et l’amitié
Et la musique nous feront chanter
Tuez vos dieux à tout jamais
Sous aucune croix l’amour ne se plaît
Ce sont les hommes pas les curés
Qui font pousser les orangers
Je voulais planter un oranger
Là où la chanson n’en verra jamais
Il a fleuri et il a donné
Les fruits sucrés de la liberté
Moon River est une chanson composée en 1961 par Henry Mancini (musique) et Johnny Mercer (paroles). Elle a été créée pour le film « Breakfast at Tiffany’s » (en français, Diamants sur canapé), où elle est interprétée par Audrey Hepburn .
La chanson évoque Moon River, une rivière large de près de deux kilomètres qui coule près de Savannah aux Etats-Unis. Elle reflète sans doute la nostalgie de son auteur, Johnny Mercer, pour le Sud, où il est né et a grandi. On suit alors cette rivière qui ramène, au gré de ses courbes, vers l’ami « Huckleberry » des Aventures de Huckleberry Finn, roman de Mark Twaindans son autobiographie. Johnny Mercer précise que c’est en souvenir d’un ami d’enfance, son cousin Walter Rivers, avec lequel il avait l’habitude d’aller cueillir des airelles près d’une rivière en Géorgie
Cette mélodie a remporté l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1962 et un Grammy Award la même année. Elle est devenue un standard intemporel, repris par beaucoup d’artistes
Paroles:
Moon River, wider than a mile
I’m crossing you in style someday
You dream maker
You heartbreaker
Wherever you’re going I’m going your way
Two drifters off to see the world
There’s such a lot of world to see
We’re after the same rainbow’s end
Waiting round the bend
My huckleberry friend
Moon River and me
Traduction:
Moon River, large de plus d’un kilomètre
Un jour, avec élégance, je te traverserai
Toi, faiseuse de rêves
Toi, briseuse de cœurs
Où que tu ailles, je te suivrai
Deux âmes vagabondes parties découvrir le monde
Il y a tellement de choses, en ce monde, à voir
Nous cherchons le même bout d’arc-en-ciel
Que l’on attend au tournant
Mon ami aux airelles
Moon River et moi