Archives de catégorie : PARTITIONS

FOLK – Turkey in the straw

Turkey In The Straw

As I was a-gwine down the road
With a tired team and a heavy load
I crack’d my whip and the leader sprung
I says day-day to the wagon tongue
Turkey in the straw, turkey in the hay
Roll ’em up and twist ’em up a high tuckahaw
And twist ’em up a tune called Turkey in the Straw

Went out to milk, and I didn’t know how
I milked the goat instead of the cow
A monkey sittin’ on a pile of straw
A-winkin’ at his mother-in-law
Turkey in the straw, turkey in the hay
Roll ’em up and twist ’em up a high tuckahaw
And twist ’em up a tune called Turkey in the Straw

Met Mr. Catfish comin’ down stream
Says Mr. Catfish, « What does you mean? »
Caught Mr. Catfish by the snout
And turned Mr. Catfish wrong side out
Turkey in the straw, turkey in the hay
Roll ’em up and twist ’em up a high tuckahaw
And twist ’em up a tune called Turkey in the Straw

Came to a river and I couldn’t get across
Paid five dollars for a blind old hoss;
Wouldn’t go ahead, nor he wouldn’t stand still
So he went up and down like an old saw mill
Turkey in the straw, turkey in the hay
Roll ’em up and twist ’em up a high tuckahaw
And twist ’em up a tune called Turkey in the Straw

As I came down the new cut road
Met Mr. Bullfrog, met Miss Toad
And every time Miss Toad would sing
Old Bullfrog cut a pigeon wing
Turkey in the straw, turkey in the hay
Roll ’em up and twist ’em up a high tuckahaw
And twist ’em up a tune called Turkey in the Straw

Oh I jumped in the seat and I gave a little yell
The horses ran away, broke the wagon all to hell
Sugar in the gourd and honey in the horn
I never been so happy since the day I was born
Turkey in the straw, turkey in the hay
Roll ’em up and twist ’em up a high tuckahaw
And twist ’em up a tune called Turkey in the Straw

MACDOWELL – To a wild rose – Pour une rose sauvage

 » To a Wild Rose «  (traduction: « Pour un rosier sauvage ou églantier »)

C’e morceau est l’une des pièces les plus connues du compositeur américain Edward MacDowell ». Il fait partie de la suite Woodland Sketches , op. 51. La pièce commence par une mélodie épurée, basée sur une mélodie simple améridienne (des Indiens Brotherton) . La ​​mélodie est jouée en fragments courts et accompagnée d’accords.

Le rosier sauvage s’appelle aussi « églantier » ou « rosa canina », ce nom de « rosier des chiens » vient du fait que les gens autrefois pensaient que la racine de cette plante guérissait la rage.

 

Ah ! plutôt, le long du sentier
Où la blonde abeille butine,
Je veux cueillir à l’églantier
Une délicate églantine.

L’air vivifiant et sauveur
Des campagnes l’a seul baignée ;
Elle fleurit pour le rêveur,
Du passant grossier dédaignée ;

Mais lorsqu’un malade, au printemps,
A cueilli la fleur sur sa tige,
Il peut la respirer longtemps
Sans lourde ivresse ni vertige,

Car elle est discrète : les bords
De sa corolle demi-close
Distillent des parfums moins forts
Mais plus doux que ceux de la rose.

— Auguste Dorchain

L’Églantine
Marceline Desbordes-Valmore

Églantine ! Humble fleur, comme moi solitaire,
Ne crains pas que sur toi j’ose étendre ma main.
Sans en être arrachée orne un moment la terre,
Et comme un doux rayon console mon chemin.

Quand les tièdes zéphirs s’endorment sous l’ombrage,
Quand le jour fatigué ferme ses yeux brûlants,
Quand l’ombre se répand et brunit le feuillage,
Par ton souffle, vers toi, guide mes pas tremblants.

Mais ton front, humecté par le froid crépuscule,
Se penche tristement pour éviter ses pleurs ;
Tes parfums sont enclos dans leur blanche cellule,
Et le soir a changé ta forme et tes couleurs.

Rose, console-toi ! Le jour qui va paraître,
Rouvrira ton calice à ses feux ranimé ;
Ta mourante auréole, il la fera renaître,
Et ton front reprendra son éclat embaumé.

Fleur au monde étrangère, ainsi que toi, dans l’ombre
Je me cache et je cède à l’abandon du jour ;
Mais un rayon d’espoir enchante ma nuit sombre :
Il vient de l’autre rive… et j’attends son retour.


MENDELSSOHN – Auf Flügeln des Gesanges Op.34, No.2

Accompagnement piano:

Paroles:

Auf Flügeln des Gesanges
German source: Heinrich Heine
Auf Flügeln des Gesanges,
Herzliebchen, trag’ ich dich fort,
Fort nach den Fluren des Ganges,
Dort weiss ich den schönsten Ort.

Dort liegt ein rotblühender Garten
Im stillen Mondenschein;
Die Lotosblumen erwarten
Ihr trautes Schwesterlein.

Die Veilchen kichern und kosen,
Und schaun nach den Sternen empor;
Heimlich erzählen die Rosen
Sich duftende Märchen ins Ohr.

Es hüpfen herbei und lauschen
Die frommen, klugen Gazell’n;
Und in der Ferne rauschen
Des heil’gen Stromes Well’n.

Dort wollen wir niedersinken
Unter dem Palmenbaum,
Und Lieb’ und Ruhe trinken
Und träumen seligen Traum.

Traduction française:

Sur les ailes du chant,
Mon Amour, je t’emporte,
Loin vers les affluents du Gange,
Là, je connais le plus bel endroit ;

Il y a là un jardin aux fleurs rouges
Dans le calme du clair de lune,
Les lotus attendent
Leur petite sœur bien-aimée.

Les violettes rient et s’embrassent,
et regardent les étoiles,
Les roses se racontent en secret
des contes de fées parfumés à l’oreille.

Les gazelles pieuses et intelligentes s’approchent et écoutent

Et au loin, les vagues du fleuve sacré bruissent
Là, nous nous cacheront
Sous le palmier,
Et nous boirons l’amour et la paix,
Et nous rêverons d’un rêve bienheureux.

 

HISAICHI – Nausicaä de la Vallée du Vent – Nausicaa of The Valley of The Wind

Nausicaä de la Vallée du Vent – Une ode à la nature et à l’harmonie

Ce conte écologique visionnaire, imaginé par Hayao Miyazaki, évoque avec poésie les liens fragiles entre l’homme et la nature, et questionne notre rapport à la guerre, à la technologie et au vivant.

Dans un monde ravagé par une ancienne guerre apocalyptique appelée les « sept jours de feu », la nature a repris ses droits sous forme d’une forêt toxique, la Fukai, peuplée d’insectes géants (parmi lesquels les Ômus), des champignons et des plantes à spores . L’humanité, survivante, vit dans des enclaves menacées, dont la paisible Vallée du Vent, protégée par les vents marins.

Nausicaä, princesse de la vallée, se retrouve au cœur d’un conflit brutal opposant les peuples humains à la forêt. Capturée par les Tolmèques, elle découvre que la forêt n’est pas un fléau mais un système naturel de purification. Animée d’une profonde empathie et d’un amour sincère pour toutes les formes de vie, Nausicaä se donne pour mission de rétablir la paix entre les humains et leur environnement.

La musique d’introduction est sublime, je l’ai arrangée pour violoncelle et piano, mais je peux le faire aussi pour tout autre instrument si vous me le demandez. Contactez moi par mail

Quelques liens sur le film:

Les secrets de Nausicaä de la vallée du vent

Emissions de France-Culture: Philosopher avec Miyasaki

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-philosopher-avec-miyazaki

SCARLATTI – Les violettes

Domenico Scarlatti né la même année que Georg Friedrich Haendel et Jean-Sébastien Bach, est surtout connu pour ses 555 sonates pour clavecin d’une originalité exceptionnelle , mais il a aussi composé de la musique vocale. Cette pièce est une aria de style baroque, typique du goût de l’époque pour les métaphores florales et naturalistes, souvent utilisées pour parler de sentiments amoureux de manière délicate ou voilée.

Le texte s’adresse aux violettes comme à de jeunes filles timides : belles, modestes, et discrètes, qui, par leur présence discrète, font honte aux désirs du narrateur.

Texte original (italien) :
Rugiadose
Odorose
Violette graziose,
Voi vi state
Vergognose,
Mezzo ascose
Fra le foglie,

E sgridate
Le mie voglie,
Che son troppo ambiziose.


Traduction française :

Gorgées de rosée,
Parfumées,
Gracieuses violettes,
Vous demeurez
Pudiques,
À demi cachées
Parmi les feuilles,

Et vous réprimandez
Mes désirs,
Trop audacieux.

Accompagnement:

 

AMSTRONG – What a wonderful world

« What a Wonderful World » est une chanson rendue célèbre par la voix chaleureuse de Louis Armstrong en 1967. Elle n’a pourtant pas été écrite par lui, mais par Bob Thiele et George David Weiss, qui voulaient offrir au monde un message d’espoir et de paix, à travers la voix d’un artiste profondément humain.

La chanson célèbre les merveilles simples de la vie et de la nature : les arbres verdoyants, les roses rouges, le ciel bleu… C’est une invitation à ralentir, à regarder autour de soi, et à s’émerveiller de ce que la Terre nous offre chaque jour.

Un hymne doux et lumineux, qui nous rappelle que malgré les turbulences, le monde reste merveilleux, si l’on prend le temps de l’écouter avec le cœur.

Version karaoké: https://youtu.be/nkaOdoxNTB0?feature=shared

Lyrics:
I see trees of green
Red roses too
I see them bloom
For me and you
And I think to myself
What a wonderful world

I see skies of blue
And clouds of white
The bright blessed day
The dark sacred night
And I think to myself
What a wonderful world

The colors of the rainbow
So pretty in the sky
Are also on the faces
Of people going by
I see friends shaking hands
Saying, « How do you do? »
They’re really saying
I love you

I hear babies cry
I watch them grow
They’ll learn much more
Than I’ll ever know
And I think to myself
What a wonderful world
Yes, I think to myself
What a wonderful world

Traduction des paroles:

Je vois des arbres verts
Des roses rouges aussi
Je les vois fleurir
Pour moi et toi
Et je me dis
Quel monde merveilleux

Je vois des cieux bleus
Et des nuages blancs
Le jour lumineux et béni
La nuit sombre et sacrée
Et je me dis
Quel monde merveilleux

Les couleurs de l’arc-en-ciel
Si jolies dans le ciel
Sont aussi sur les visages
Des gens qui passent
Je vois des amis qui se serrent la main
En disant, « Comment ça va ? »
Ils disent en réalité
Je t’aime

J’entends les bébés pleurer
Je les regarde grandir
Ils apprendront beaucoup plus
Que je ne saurai jamais
Et je me dis
Quel monde merveilleux
Oui, je me dis
Quel monde merveilleux

HAYDN WOOD – Roses of Picardy – Les roses de Picardie

La chanson « Roses of Picardy » est une mélodie anglaise très célèbre, composée pendant la Première Guerre mondiale.

Les paroles ont été écrites par Frederic Weatherly un vieil Anglais plein de vie, à la fois avocat pour affaires criminelles, poète, auteur de livres, d’opéras, de musiques pour piano et de plus de 3000 chansons. La musique a été composée par un violoniste prodige Haydn Wood, créateur de nombreuses œuvres orchestrales, chansons et comédies musicales.

Elle a été très populaire auprès des soldats britanniques au front en 1917. Beaucoup l’ont chantée dans les tranchées ou l’ont entendue lors de moments de répit.  Son succès est fulgurant : chantée par de jeunes soldats britanniques partant au front en France, en Picardie et en Flandre, elle devient un véritable hymne à la paix et à l’amour.

Voici la traduction des paroles du refrain:
« Les roses brillent en Picardie, dans le silence de la rosée argentée, les roses fleurissent en Picardie, mais il n’y a pas de rose comme toi… Et les roses mourront avec l’été, et nos routes peuvent s’éloigner, mais il y a une rose qui ne meurt pas en Picardie, c’est la rose que je garde dans mon cœur… »

Plus de 300 interprètes ont repris cette chanson dont entre autres Sidney Bechet, Frank Sinatra, André Dassary, The Platters, Yves Montand, Franck Fernandel, Guy Marchand, Lambert Murphy, Ernest Pike, John McCormack, Mario Lanza, Mado Robin, Mathé Altéry, Jack Lantier, Tino Rossi, Ray Ventura, André Verchuren. Elle sera plus tard reprise en français, notamment avec des paroles de Pierre d’Amor, et deviendra également un standard de jazz, immortalisé en 1954 par Sidney Bechet.

En hommage à cette chanson, le jardin de Valloires, dans la Somme, lui a consacré une partie de sa roseraie depuis 1987. En 2004, une rose rouge créée par le célèbre pépiniériste David Austin, nommée « The Rose of Picardy », a été dédiée à cette chanson.

Partition sur IMSLP https://imslp.org/wiki/Roses_of_Picardy_(Wood,_Haydn)

Accompagnement piano https://youtu.be/_wJGdrCHEkQ?feature=shared

Accompagnement version jazz https://youtu.be/Wsjd_PZLifY?feature=shared

Voici quelques interprétations:

« Roses of Picardy » – paroles originales
Verse 1
She is watching by the poplars,
Colinette with the sea-blue eyes,
She is watching and longing and waiting
Where the long white roadway lies.
And a song stirs in the silence,
As the wind in the boughs above,
She listens and starts and trembles —
’Tis the first little song of love!

Chorus
Roses are shining in Picardy,
In the hush of the silver dew,
Roses are flowering in Picardy,
But there’s never a rose like you!
And the roses will die with the summertime,
And our roads may be far apart,
But there’s one rose that dies not in Picardy —
’Tis the rose that I keep in my heart.

Verse 2
And the years fly on forever,
Till the shadows veil their skies,
But he loves to hold her little hands,
And look into her sea-blue eyes.
And she sees the road by the poplars,
Where they met in the bygone years,
For the first little song of the roses
Is the last little song she hears.

(Refrain again)
Roses are shining in Picardy,
In the hush of the silver dew,
Roses are flowering in Picardy,
But there’s never a rose like you!
And the roses will die with the summertime,
And our roads may be far apart,
But there’s one rose that dies not in Picardy —
’Tis the rose that I keep in my heart.

Traduction en français
Couplet 1
Elle veille près des peupliers,
Colinette aux yeux couleur de mer,
Elle veille, elle espère, elle attend
Là où s’étire le long chemin blanc.
Et un chant s’élève dans le silence,
Comme le vent dans les branches au-dessus,
Elle écoute, tressaille et tremble —
C’est le premier petit chant d’amour !

Refrain
Les roses brillent en Picardie,
Dans le calme de la rosée d’argent,
Les roses fleurissent en Picardie,
Mais nulle rose n’est comme toi !
Et les roses mourront avec l’été,
Et nos chemins seront peut-être séparés,
Mais il est une rose qui ne meurt pas en Picardie —
C’est la rose que je garde dans mon cœur.

Couplet 2
Et les années s’envolent à jamais,
Jusqu’à ce que les ombres voilent le ciel,
Mais il aime toujours tenir ses petites mains,
Et plonger dans ses yeux couleur de mer.
Et elle revoit la route bordée de peupliers,
Où ils se sont rencontrés autrefois,
Car le premier chant des roses
Est le dernier qu’elle entend.