» To a Wild Rose « (traduction: « Pour un rosier sauvage ou églantier »)

C’e morceau est l’une des pièces les plus connues du compositeur américain Edward MacDowell ». Il fait partie de la suite Woodland Sketches , op. 51. La pièce commence par une mélodie épurée, basée sur une mélodie simple améridienne (des Indiens Brotherton) . La mélodie est jouée en fragments courts et accompagnée d’accords.
Le rosier sauvage s’appelle aussi « églantier » ou « rosa canina », ce nom de « rosier des chiens » vient du fait que les gens autrefois pensaient que la racine de cette plante guérissait la rage.
Ah ! plutôt, le long du sentier
Où la blonde abeille butine,
Je veux cueillir à l’églantier
Une délicate églantine.
L’air vivifiant et sauveur
Des campagnes l’a seul baignée ;
Elle fleurit pour le rêveur,
Du passant grossier dédaignée ;
Mais lorsqu’un malade, au printemps,
A cueilli la fleur sur sa tige,
Il peut la respirer longtemps
Sans lourde ivresse ni vertige,
Car elle est discrète : les bords
De sa corolle demi-close
Distillent des parfums moins forts
Mais plus doux que ceux de la rose.
— Auguste Dorchain
L’Églantine
Marceline Desbordes-Valmore
Églantine ! Humble fleur, comme moi solitaire,
Ne crains pas que sur toi j’ose étendre ma main.
Sans en être arrachée orne un moment la terre,
Et comme un doux rayon console mon chemin.
Quand les tièdes zéphirs s’endorment sous l’ombrage,
Quand le jour fatigué ferme ses yeux brûlants,
Quand l’ombre se répand et brunit le feuillage,
Par ton souffle, vers toi, guide mes pas tremblants.
Mais ton front, humecté par le froid crépuscule,
Se penche tristement pour éviter ses pleurs ;
Tes parfums sont enclos dans leur blanche cellule,
Et le soir a changé ta forme et tes couleurs.
Rose, console-toi ! Le jour qui va paraître,
Rouvrira ton calice à ses feux ranimé ;
Ta mourante auréole, il la fera renaître,
Et ton front reprendra son éclat embaumé.
Fleur au monde étrangère, ainsi que toi, dans l’ombre
Je me cache et je cède à l’abandon du jour ;
Mais un rayon d’espoir enchante ma nuit sombre :
Il vient de l’autre rive… et j’attends son retour.